Mai 1953 : Quand Abane Ramdane dénonçait les conditions inhumaines des détenus politiques algériens à la Maison Centrale d’Ensisheim

Arrêté en 1950, Abane Ramdane connaît plusieurs prisons avant d’être transféré à Ensisheim, en Alsace. En 1953, une lettre clandestine dénonçant ses conditions de détention est publiée dans plusieurs journaux et provoque une enquête ministérielle. À partir d’archives, nous revenons sur un épisode méconnu de la détention d’Abane Ramdane

Abane Ramdane, 1951. Source: Wikimedia Commons

 

Mai 1950, Abane Ramdane est arrêté par les autorités coloniales lors de la vague d’arrestations opérée pour démanteler l’OS (Organisation Spéciale, organe paramilitaire du PPA-MTLD, créée en 1947). Plusieurs de ses camarades sont interpellés et plusieurs procès ont eu lieu dans le cadre de ce que la presse colonialiste avait désigné comme l’affaire du « complot P.P.A » ou « complot de l’OS ».

Jugé devant le tribunal de première instance de Bougie, il est condamné à six années d’emprisonnement. Une peine plus lourde que celle infligée à ses compagnons du groupe de Bougie qui, eux, ont écopé de cinq ans chacun. Ces verdicts seront confirmés par la Cour d’appel d’Alger le 19 avril 1951.

 

L’Algérie libre du 1er mai 1950

Commence alors pour Abane Ramdane un long parcours carcéral. De la prison de Bougie à celle de Maison-Carrée (El Harrach), en passant par Barberousse, il est transféré de pénitencier en pénitencier. Son militantisme inébranlable, sa dénonciation des conditions de détention et ses multiples grèves de la faim lui valent d’être considéré comme un détenu particulièrement indocile et « dangereux » par l’administration coloniale.

Afin de l’éloigner de l’Algérie, les autorités décident finalement de le transférer en métropole. Après un bref passage à la prison des Baumettes, dans la région marseillaise, il est envoyé à la Maison centrale d’Ensisheim, en Alsace. Cet établissement, réputé parmi les plus sévères de France, est alors destiné aux forçats condamnés à de lourdes peines et aux récidivistes.

Fidèle à ses convictions politiques et à son tempérament combatif, Abane Ramdane poursuit son engagement derrière les barreaux. Aux côtés de ses compagnons, il réclame la reconnaissance du statut de détenu politique et élabore une série de revendications qu’ils défendent avec détermination. Leur mobilisation culmine avec une grève de la faim qui se prolongera durant trente-trois jours.

C’est donc depuis la prison d’Ensisheim qu’Abane Ramdane réussit à faire parvenir une lettre à ses amis. À travers ce document, il entend alerter l’opinion publique sur les conditions de détention particulièrement éprouvantes auxquelles lui-même et ses compagnons sont soumis.

Mais comment cette lettre a-t-elle pu échapper à la vigilance de l’administration pénitentiaire pour se retrouver à la une d’Algérie Libre, l’organe du MTLD et d’autres journaux ? Belaïd Abane, auteur de Nuages sur la Révolution. Abane au cœur de la tempête, apporte un éclairage sur cet épisode. Selon lui, Abane Ramdane aurait confié ce courrier à un détenu originaire de Bordeaux avec lequel il s’était lié d’amitié. Chargé de transmettre la lettre aux avocats Amar Bentounsi et Abderrahmane Kiouane, ce relais discret permit au document de franchir les murs de la prison. Haut responsable du MTLD et collaborateur régulier d’Algérie Libre, Abderrahmane Kiouane se serait ensuite chargé de sa publication, offrant ainsi un large écho aux dénonciations formulées par les détenus nationalistes.

En réalité, le MTLD (Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques) qui a dû recevoir la lettre début mai 1953, en a publié un premier compte-rendu dans son numéro 67 daté du 9 mai 1953. Sous le titre « La condition inhumaine de nos détenus politiques », l’article non signé est paru en page 3 et reprend quelques passages de la lettre. Entre temps, le MTLD a envoyé le document à d’autres journaux et certains ont bien fait écho à cette lettre. C’est le cas par exemple d’Alger Républicain dans son numéro du 10 mai 1953 sous le titre « 4 jeunes Algériens victimes du complot policier d’avril 1950 subissent un régime plus rigoureux que celui des forçats », L’Humanité du 13 mai, sous le titre « 4 jeunes algériens souffrent à la Centrale d’Ensisheim (Alsace) », et La Défense, organe du Secours populaire français en date du 1er juin 1953. La lettre de Abane sera même reprise dans la revue progressiste Esprit, dans son numéro de septembre 1953. Bien que la lettre soit déjà rendue public auparavant avec le nom de son auteur, la revue Esprit a choisi de la publier en l’attribuant à un détenu aux initiales M.B et en censurant tous les noms mentionnés dans la lettre.

Toujours selon Belaïd Abane, cette lettre fera grand bruit et déclenchera une mission ministérielle d’enquête dont les conclusions coûteront son poste au directeur de la prison.
Dans tous les cas, Abane Ramdane sera transféré en décembre 1953 à la prison d’Albi, dans le Tarn, avant un ultime transfert en décembre 1954 (d’après une note des renseignements) à la prison de Maison-Carrée (El Harrach) à Alger d’où il sera libéré le 16 janvier 1955 (toujours selon le même rapport). La date exacte de sortie de Abane ayant fait l’objet de controverse.

 

Côte: GGA 7G 1257. Archives d’Outre-mer

Selon une note des renseignements versée au dossier de Abane qui se trouve aux archives d’Outre-mer à Aix-en-Provence, (auquel Farid Imerzoukene m’a aimablement donné accès), il est mentionné que lors de son transfert à Albi, Abane Ramdane aurait déclaré à un fonctionnaire du Ministère de la Justice qu’à sa libération, il reprendra son activité en vue d’obtenir une Algérie autonome et complétement indépendante, qu’il serait vraisemblablement à nouveau poursuivi et arrêté, et qu’il retournerait en prison jusqu’à sa mort. Il mourra, non pas dans les prisons coloniales, mais des mains de ses compagnons d’armes.

 

Messali et le M.T.L.D rendent un hommage appuyé au courage de Abane et ses camarades

Quelques jours après la publication de cette lettre, soit le 13 juin 1953, une « Assemblée pour le retour en Algérie de Messali Hadj et la libération des détenus » est organisée à Paris, salle de la Grange aux Belles à l’appel de la délégation permanente du M.T.L.D à Paris et de la Délégation du Comité de Soutien des Victimes de la Répression (CSVR). Le compte-rendu fait dans L’Algérie Libre du 25 juin 1953 parle de la participation de mille deux cents délégués.

Dans la résolution générale adoptée ce jour-là, à la fin des travaux, le premier point rendait un hommage appuyé à la bravoure des détenus. Il est formulé ainsi :

« [L’assemblée] exprime son admiration pour l’attitude magnifique des détenus politiques qui, dans les prisons colonialistes, malgré les sévices et le régime odieux qui leur est imposé par le Gouvernement, maintient bien haut l’étendard de la liberté, de la justice sociale et de la fraternité des peuples, qui sont l’expression du Mouvement National Algérien. »

Il en était de même concernant le message envoyé par Messali Hadj à l’Assemblée. Il rend hommage à Abane en citant un passage de sa lettre dans lequel il disait espérer sortir de prison pour pouvoir continuer la lutte.

Extrait du message de Messali Hadj

« Chers frères. J’ai un grand plaisir à vous adresser le présent message pour vous souhaiter beaucoup de succès pour l’action que vous vous êtes assignée. Je regrette de ne pas être parmi vous afin de vous aider à ouvrir toutes les bastilles d’Algérie et de France et libérer nos militants pour qu’ils continuent leur tâche, comme le dit si bien notre frère Ramdane Abbane, détenu politique à la Maison Centrale d’Ensisheim. »

 

L’Algérie Libre du 25 juin 1953

Avant de vous livrer la transcription de cette lettre, un dernier élément mérite d’être signalé.

Lorsque j’ai soumis mon article à la relecture de Mouloud Boumghar avant publication, une phrase de la lettre de Abane, « Vous n’aurez pas à rougir de nous », a immédiatement retenu son attention. Cette phrase lui a rappelé un souvenir transmis par son père. Selon lui, une photographie d’Abane, probablement reproduite sur un tract diffusé dans les milieux du MTLD entre 1953 et 1954, circulait alors avec une légende dont il garde le souvenir approximatif : « Je n’ai pas à rougir de mes actes » ou une formule proche.

J’ai donc décidé de sursoir à la publication de mon papier pour partir à la recherche de cette photographie. Si mes recherches n’ont toutefois pas permis, à ce stade, d’en retrouver la trace, je n’abandonne pas l’espoir de remettre un jour la main sur ce document.

 

L’Algérie Libre du 16 mai 1953

Voici une transcription de la lettre dans son intégralité :

 

Maison Centrale d’Ensisheim

La Centrale d’Ensisheim est réservée exclusivement aux forçats récidivistes ayant été condamnés à de très fortes peines : perpétuité et 20 ans. Le régime y est terrible. Maison Carrée et Lambèze sont des paradis en comparaison d’ici. Les détenus sont soumis au régime de la réforme pénitentiaire de 1946 (essai de rééducation de forçats impénitents). L’individu passe plusieurs phases successives : phase cellulaire, phase de travail en commun, phase d’amélioration et, enfin, phase de confiance ou semi-liberté. Je ne te parlerai que du régime de la phase cellulaire, vu que c’est celui que nous subissons depuis un an et que la Direction de la prison a l’intention de maintenir jusqu’à l’expiration de notre peine. La phase dite « cellulaire » est une phase d’épreuve. Elle est inhumaine. Elle dure un an pour les forçats. Tous les ans, trois ou quatre deviennent fous. Le détenu habite seul dans une petite cellule et fait des éponges métalliques de 6 heures du matin à 7 heures du soir avec un arrêt d’une heure pour la soupe du midi. Le silence le plus absolu est exigé. Le détenu ne quitte sa cellule qu’une fois par vingt-quatre heures, pour aller faire, seul, une promenade d’une heure dans une courette de 4 m2. Il ne voit jamais ses co-détenus. Il serait fastidieux de t’énumérer l’infinité d’humiliations qu’il subit, comme celle, entre autres, d’attendre devant les bureaux, au garde-à-vous, face au mur.

Dès notre arrivée, j’ai demandé à voir le directeur pour lui rappeler que nous étions les correctionnels condamnés à la peine d’emprisonnement. Il me répondit qu’ « il ne faisait qu’exécuter des instructions du ministère de la Justice ». Ce qui était faux, comme tu le verras par la suite. Malgré notre état de santé très précaire, particulièrement celui d’un jeune de Mascara qui sortait de l’hôpital d’Hussein-Dey à la suite de la grève de la faim d’Orléansville, nous commençâmes la grève de la faim dès le deuxième jour de notre arrivée. Au bout de huit jours le directeur nous accorda l’autorisation de faire ensemble notre promenade d’une heure dans une grande cour et la promesse qu’au bout d’un mois il demanderait au ministre de la Justice l’autorisation d’améliorer notre sort. Le mois passa, rien ne fut fait. Nous décidâmes alors de poser toutes nos revendications et d’observer une grève de la faim illimitée en avisant les autorités judiciaires, préfectorales et le ministre de la Justice. Nous avons demandé la liberté d’accepter ou de refuser le travail, une promenade en commun de deux heures par jour, notre réunion dans une salle, et enfin nos rations de vivres crus avec moyens de préparer nous-mêmes nos repas, vu que nous ne mangeons pas de porc. Notre grève dura trente-trois jours, malgré qu’à partir du dixième jour, on nous introduisit de force un litre de lait au moyen d’un tuyau en caoutchouc introduit par la narine et qui descendait jusqu’au fond de l’estomac. Ce fut un véritable supplice qui durait un quart d’heure à vingt minutes chaque matin. Cette opération était faite d’abord par le docteur Adam , médecin-chef de l’hôpital psychiatrique de Rouffash et, ensuite, par le médecin traitant de la prison qui a fini par apprendre le truc. Ces médecins, qui se sont prêtés à une besogne de tortionnaire, restaient sourds à nos cris ; malgré le sang qui coulait de nos narines, ils n’en continuaient pas moins la sale besogne jusqu’à ce que le litre de lait soit entièrement introduit dans notre estomac. Pendant ce temps, une dizaine de gardiens nous maintenaient immobiles. C’était un spectacle hideux à voir. Certains gardiens, ne pouvant supporter cela, sortaient. Ce supplice provoque les mêmes douleurs et le même étouffement que la sinistre baignoire de la P. R. G. Au bout du trente-troisième jour, le sous-directeur, qui est actuellement le directeur de la Centrale, est venu me voir pour négocier. Nous sommes tombés d’accord. Il nous accordait la liberté d’accepter ou de refuser le travail, la promenade de deux heures. Il prenait l’engagement que le personnel serait très correct avec nous et, enfin, la promesse d’appuyer chaudement — pour employer son propre terme — notre demande au ministère pour l’obtention de la salle et des vivres crus…

Nous n’avons eu ni la salle ni les vivres. Mieux, la deuxième heure de promenade fut supprimée sous un prétexte futile. J’ai compris alors que cet homme voulait nous user. Il a compris qu’il ne nous est pas possible de faire des grèves de la faim tous les trois mois. II n’a cédé, pendant notre grève, que par crainte d’une catastrophe, car il ne craint qu’une chose : que l’extérieur soit alerté ; c’est pour cela que je te conjure de faire l’impossible pour faire paraître un article dans un journal de Paris et d’essayer d’envoyer un avocat pour me voir (l’avocat doit être muni d’une autorisation du ministère de la Justice »…
En résumé, nous sommes exactement au régime des forçats récidivistes de la phase cellulaire avec la seule différence que nous faisons ensemble notre promenade d’une heure dans une grande cour.
Voici maintenant quelques arguments pour étayer ton article :

1. II y a ici une vingtaine de détenus correctionnels condamnés à des peines de quatre à quinze ans de prison. Ils font les corvées extérieures de la Centrale. Ils sont à part dans des salles et ont un régime plus doux. Nous sommes des correctionnels. Nous devons donc avoir le même régime qu’eux puisque nous dit que nous sommes des condamnés de droit commun

2. Il y a aussi une trentaine de collaborateurs condamnés aux travaux forcés, pour la plupart à perpétuité. Ils ont un régime amélioré : ils sont dans des salles. Ils ont des réchauds électriques, un droit plus large d’achat en cantine, leurs chemises personnelles, leurs lames de rasoir, etc. De plus, ils ont les meilleures places : comptables, magasiniers, chefs-cuisiniers, contremaîtres dans les ateliers…

3. Il y a une assistante sociale attachée à la Centrale. Elle est là tous les jours. Elle visite régulièrement tous les détenus et leur rend service. Depuis que nous sommes ici, elle n’est jamais venue nous voir

4. Pendant dix mois, lorsqu’il y avait du porc, nous ne mangions pas de viande. Ce n’est que depuis deux mois que nous touchons du bœuf à la place

5. Une bonne partie des livres de la bibliothèque que tous les détenus peuvent lire me sont refusés parce qu’ils traitent de la résistance ou des sujets politiques. Dans ce domaine le directeur reconnaît que nous sommes des condamnés politiques

6. Hallou Abdelkader, de Mascara, a perdu 10 kilos depuis que nous sommes ici. II est bien fatigué. Il y a un mois qu’il est à l’infirmerie pour faiblesse générale

7. Le directeur de la Centrale n’a pas reçu de directive du ministère comme il le prétend pour nous faire subir un tel régime. La meilleure preuve c’est que quatre des nôtres qui sont à Toul (Meurthe-et-Moselle) ont un régime meilleur que celui d’Algérie et cela depuis leur arrivée. Je le sais par le directeur lui-même.

Pour finir cette longue lettre, j’apporterais une note gaie à ce sombre tableau. Malgré notre état physique pitoyable, le moral demeure excellent. Toutes ces épreuves, loin d’atteindre le but que s’est fixé M. Leteneur , directeur de la Centrale, à savoir l’abdication de notre dignité et notre entrée – comme il aime à me te répéter souvent — dans le giron de l’administration pénitentiaire, n’ont, au contraire, fait qu’asseoir nos convictions et raffermir notre esprit de combativité.
Veus n’aurez pas à rougir de nous. Nous n’avons jamais failli. Notre seul désir est de sortir pour reprendre à vos côtés la lutte plus implacable que jamais.

Je vous embrasse tous.

Abane Ramdane

L’Algérie Libre du 10 octobre 1953

Quelques notes sur la lettre 
– le jeune de Mascara c’est Abdelkader Halou qui faisait partie du groupe jugé par le tribunal d’Oran et condamné à 4 ans de prison (voir la liste des condamnations publiée dans L’Algérie Libre du 10 oct. 1953). Contrairement à ce qu’avait écrit Khalfa Mameri dans la biographie qu’il a consacrée à Abane, « Abane Ramdane, héros de la guerre d’Algérie », ce dernier n’était pas tout seul parmi les Algériens à la prison d’Ensisheim. Abane cite au moins un nom, celui du jeune Halou, et les articles de presse reprenant une information du MTLD parlaient de 4 détenus.
– Le docteur Adam est une figure majeure de la psychiatrie alsacienne, le docteur Frantz Adam (1886-1968) dirigea l’hôpital psychiatrique de Rouffach, dans le Haut-Rhin, de 1919 à 1939, avant de reprendre ses fonctions entre 1947 et 1955. Son parcours personnel est également marqué par les épreuves de la guerre. Médecin militaire durant les deux conflits mondiaux, il s’est notamment illustré par les centaines de photographies qu’il réalisa dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, constituant aujourd’hui un précieux témoignage de la vie au front.
Dans le domaine psychiatrique, Frantz Adam demeure surtout associé à une conception plus humaine de la prise en charge des malades mentaux. Sous le régime de Vichy, il figure parmi les premiers médecins à avoir alerté les autorités sur les conséquences dramatiques de la sous-alimentation qui frappait les patients internés dans les établissements psychiatriques. Ses travaux et ses prises de position contribuèrent à mettre en lumière une tragédie longtemps passée sous silence
La Maison centrale d’Ensisheim n’étant située qu’à une quinzaine de kilomètres de l’hôpital de Rouffach, il est plausible que l’administration pénitentiaire ait sollicité son expertise pour faire face à ces détenus engagés dans une résolue grève de la faim. Son expérience reconnue dans l’étude des effets de la dénutrition et de la sous-alimentation sur l’organisme pourrait en effet expliquer le recours à ses services dans un contexte où plusieurs prisonniers, dont Abane Ramdane, mettaient leur santé en péril pour faire valoir leurs revendications.
– Henri Leteneur est le directeur de la Maison Centrale d’Ensisheim. Il avait publié la même année, 1953, un ouvrage intitulé « Les forçats récidivistes d’Ensisheim ». Il semble donc avoir été directement impliqué dans les réflexions de l’époque sur le traitement et l’observation des détenus et les méthodes pénitentiaires.
Boussaâd Bouaich
documentaliste multimédia